COURS DE PHOTOGRAPHIE A L'USAGE DES AMATEURS ET DES CLUBS

P H S N

PRATIQUE DU LABORATOIRE (5)

7.5 - PREMIER TRAVAIL PRATIQUE : TIRAGE PAR CONTACT

BUT : obtenir sur une feuille un catalogue positif des images d'un film.

Le film négatif est découpé en bandes de 6 images (ne pas couper de morceaux plus petits que 3 images que l'on ne pourrait pas placer dans l'agrandisseur).

Une planche contact, c'est une copie directe du négatif. En chambre noire, le film est placé sur une feuille de papier sensible, puis l'ensemble est insolé (éclairé pendant un temps déterminé). Le papier est ensuite développé. Les zônes noires du négatif, non éclairées, sont traduites par des blancs. Les parties grises ou claires par des gris plus ou moins intenses. L'ensemble forme une image positive, de la même dimension que les négatifs et directement lisible. Cette planche va être utile pour juger sommairement de la qualité des images, éventuellement avec une loupe, puis ensuite pour le classement et l'archivage des clichés.

Détermination du temps de pose : on fera un essai sur une bande de papier de 4 cm de largeur exposé sous une bande de 6 images du négatif, avec une progression du temps par tranches successives. Diaphragme 5,6 ou 8, expositions de 3, 6, 9, 12, 15 et 18 secondes. Pour celà on expose la 1ère image 3 secondes en masquant les autres avec un carton. Puis on déplace le carton pour découvrir la seconde image et on expose les deux images 3 secondes, et ainsi de suite jusqu'à la dernière image. Ainsi la première image aura été exposée 18 secondes, la seconde, 15s, la 3e, 12s, etc...

La bande est développée et examinée en lumière blanche, on choisira la durée d'exposition convenable pour exposer toute la feuille.

L'exposition se fait sous l'agrandisseur, la tête placée suffisamment haut pour éclairer une surface supérieure à la taille d'une feuille (24 x 30 cm).

On utilisera un filtre de grade 2,5 ou 3.

Les bandes de film sont disposées cote à cote sur une feuille de papier sensible, et maintenues en place par une plaque de verre. Il est pratique de les maintenir dans une pochette de rangement en plastique transparent. L'ensemble est exposé à la lumière, puis développé, lavé et séché. La planche est archivée avec la pochette contenant le négatif.

7.6 - SECOND TRAVAIL PRATIQUE : AGRANDISSEMENT

BUT : obtenir une épreuve de lecture, puis une image finie.

On choisit sur la planche de contact l'image à tirer. Un examen au compte-fils (loupe) permet d'éliminer les clichés présentant des défauts techniques (flou, accidents de l'émulsion).

Le négatif est placé dans le passe-vues, le support du film sur le dessus et l'émulsion en dessous, l'image inversée.

La hauteur de la lanterne est réglée sommairement selon le format du papier. On procède à une première mise au point de l'objectif. La taille de l'image varie légèrement, on peut donc ensuite affiner la taille de l'image, puis faire la mise au point définitive avec le “scoponet“ (loupe de mise au point) posé sur le plateau du margeur : la mise au point est parfaite lorsque l'on voit dans la loupe le grain du négatif. Le tirage de la première épreuve (de lecture) sera fait plein champ, sans recadrage du négatif.

Choix du grade ou du papier : On choisit ensuite le grade de filtrage selon le négatif. Si le négatif est dur (contrastes violents entre les hautes et les basses lumières, par exemple photos prise avec un éclairage puissant, plein soleil ou flash), on utilise un filtrage donnant un grade doux, entre 00 et 1,5. Pour un négatif normal on utilise un filtre de 2 à 3, et pour un cliché doux (paysage de brume, photo d'intérieur en lumière naturelle) le filtre sera de 3,5 à 5. Le choix du filtrage est uniquement une affaire d'expérience, et de l'effet ou du caractère que vous souhaitez obtenir pour votre image.

Le filtre étant mis en place dans le tiroir, ou réglé sur la tête de l'agrandisseur, le temps de pose sera déterminé par la méthode de la bande d'essai ou, si l'on dispose de cet accessoire,  du « camembert » (« Kodak projection print scale »).

Une remarque préliminaire : comme pour tous les systèmes optiques, les qualités optimum de l'objectif d'agrandissement sont obtenues pour une ouverture de diaphragme moyenne, soit entre 5,6 et 8. On s'efforcera donc de ne pas s'écarter de cette ouverture. Par ailleurs, pour travailler confortablement, une durée d'exposition d'environ 15 secondes (au minimum) est recommandée. Certains agrandisseurs permettent de régler l'intensité du flux lumineux par un filtre variable neutre.

7.6.1 - Réalisation d'une bande d'essai

Le négatif étant en place, l'image cadrée, la mise au point faite et le filtre réglé, en éclairage inactinique on place sur le margeur une bande de papier (attention au sens de l'émulsion, surtout pour les papiers mats). On procède à l'exposition par bandes successives, 8 par exemple, à intervalles de 3 secondes,  en masquant la partie non encore exposée avec un carton que l'on décale à chaque fois d'une division. Cette bande est développée entièrement, fixée et lavée sommairement et examinée à la lumière. La partie exposée en premier à reçu le maximum de lumière, soit dans notre exemple 24 secondes. La bande voisine a été exposée 21 secondes, puis 18, 15, etc… On choisi la meilleure exposition éventuellement en interpolant entre les deux meilleures zones.

Si toutes les zônes sont trop claires, l'ensemble est sous-exposé. Recommencer en ouvrant d'un diaphragme ou en doublant les temps d'exposition.

Si toutes les zônes sont trop foncées, l'ensemble est sur-exposé. Recommencer en fermant d'un diaphragme ou en diminuant de moitié les temps d'exposition.

7.6.2 - Réalisation d'une épreuve de lecture

On procède ensuite à l'exposition de l'épreuve de lecture, puis au traitement complet, avec lavage soigné et séchage. C'est sur cette épreuve séchée que l'on pourra décider des corrections à apporter pour obtenir l'épreuve finale : recadrage éventuel, corrections de filtrage, masquages ou maquillages localisés.

7.7 - CONSEILS DIVERS :

Travailler proprement : les chimies sont polluantes, le fixage et le bain d'arrêt ne doivent jamais remonter vers le révélateur (attention aux déplacements des pinces) : une seule goutte de fixage dans le révélateur = danger de voile.
“ Laissez toujours cet endroit aussi propre en sortant que vous auriez souhaité le trouver en arrivant ! ”

Les optiques des objectifs sont fragiles : ne les touchez pas, ne fumez pas dans les labos car la fumée laisse un dépôt gras sur les verres.

Température : les bains doivent toujours être à la même température, environ 20° centigrades, même le lavage final. Aucun lavage n'est efficace en dessous de 15°.

Avant de quitter le labo, assurez vous que tous les appareils élecriques sont débranchés, et toutes les lumières éteintes : la lanterne inactinique ne se voit plus en éclairage normal.

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